Le blog de Creesalie

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Sansonnets, un cygne à l'envers, de Pierre Thiry + Interview !

 

Salut les gens ! Rigolant

 

  Ça date, hein ? Langue tirée Comment se passent vos vacances ? J'ai pris un retard fou ces trois dernières semaines et j'ai des tas de trucs à vous raconter. Mais tout vient à point à qui sait attendre, je le ferai petit à petit.

 

 Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre que son auteur m'a envoyé suite à ma demande. Ce livre, c'est le « recueil de sonnets », Sansonnets un cygne à l'envers (Cent sonnets insignes allant vers), de Pierre Thiry. Il a fait l'objet de nombreuses critiques littéraires. Voici la mienne : 

 

 

 

 sansonnets un cygne à l'envers.jpg

 

 

 

  « Ces cent sonnets ont été écrits un peu n'importe quand, lorsque j'avais du temps : à l'arrêt d'autobus, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d'attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, en marchant en forêt, en lisant un livre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l'étang des cygnes... »

 

  

 

  Mon avis :

 

 

   J'ai beaucoup aimé les " jeux de vers ". J'ai trouvé les phrases jolies et le sens, profond. Je n'avais jusque-là jamais rencontré de tels sonnets : authentiques et simples, sans thématique particulière. Ils parlent de tout et de rien ; surtout de rien. Malheureusement, à part les premiers poèmes, tous les autres m'ont été difficiles à comprendre. (Le manque de culture, sans doute. Langue tirée) Mes préférés sont " Le pré face... " (1), " Préface commode " (2) et " Départ " (3). En voici quelques extraits : 

 

 

Le pré face...

 

 

Le pré face à l'humble chaumière du poète

A chaque crépuscule invite ses tempêtes

D'images, d'idées, de sonnets, de sornettes...

Et sur le papier blanc, l'ivre stylo volette...

 

[...]

 

L'épopée du trait d'encre qui forme les lettres,

L'empilement des mots qui feront de toi l'être

Songeur bienveillant veillant l'alitée rature.

 

 

 

Préface commode

 

 

Je les ai glanés tous les soirs dans ce vieux pré

Qui fait face à la fenêtre de ma chambrée,

Mais j'ai voulu partager leur parfum ambré,

Car ces vers sont faits pour faire sonner un peu timbrés.

 

[...]

 

 

Départ

 

       Un cygne et cent sonnets circulaient l'air hagard.

Ils demandaient aux passants où était la gare

Ils parlaient par signe, vers et mots barbares

Un cygne est silencieux, cent sonnets sont bavards.

 

 [...]

 

 

 

• Surprise ! L'auteur a bien voulu répondre à une interview. •

 

 

 

1) Pourquoi êtes-vous devenu écrivain ?

 

    J'ai toujours aimé lire, écrire au sujet de ce que je lisais. J'ai toujours aimé jouer avec les mots. Un jour m'est venue l'idée de publier mon premier livre: «Ramsès au pays des points-virgules», c'était un texte que je n'avais pas destiné à la publication au départ. Je l'avais juste écrit pour une de mes nièces, par jeu. Ce livre m'a par la suite étonné par l'écho favorable qu'il a reçu de la part de ses lecteurs. Il a reçu de très nombreuses critiques sur internet (souvent des avis de lectures très enthousiastes). Il a ensuite fait l'objet d'un Mémoire de Master2 «Analyse du discours littéraire» à l'Université de Constantine (Algérie), cela m'a fait très plaisir. Cette année il a été étudié en classe en cours de français dans un Centre de Formation pour Apprentis. Ce livre a touché des publics très divers, de nombreux lecteurs qui ne se ressemblent pas mais qui ont pu vivre le plaisir de la lecture. C'est pour donner ce plaisir-là que j'ai eu envie d'être écrivain et de continuer à l'être.

 

 

 

2) Quelles sont les difficultés ou les facilités de votre métier ?

 

 

 

Votre question me conduit à me poser une autre question; est-ce qu'écrire est vraiment un métier? Je n'ai pas la réponse à cette question, je sais seulement qu'écrire est un travail considérable... difficile souvent, facile parfois car il y a beaucoup d'instants heureux dans une vie d'écriture.
Je ne suis pas seulement écrivain, je suis aussi animateur d’ateliers d’écriture. L'animation d'atelier d'écriture est le métier par lequel j'essaie de vivre, la publications de mes écrits vient en plus de mon «métier d'animateur d'atelier d'écriture». J'aime l'animation d'ateliers d'écriture, la rencontre avec les participants aux ateliers avec leurs envies d'écrire si riches et si variées.  Ces rencontres sont souvent passionnantes: on se réunit autour d'une table, on écrit avec nos stylos sur des feuilles de papiers, on partage le plaisir d'écrire. C'est presque comme une danse, la danse du stylo sur la feuille, un sport. L'écriture en ateliers est un partage très concret, mon action consiste à rendre possible et plaisante à chacun l'activité d'écrire. 
Coucher les mots sur le papier, faire vivre le rythme de la langue, entraîner le lecteur dans une danse des yeux à travers les phrases pour faire jaillir l'imagination dans l'esprit des lecteurs est une activité qui me rend heureux parce-que j'ai l'impression d'agir dans un sens qui améliore un peu le monde... Cette activité n'est pas tous les jours facile bien sûr. Ecrire c'est prendre le temps d'écouter (et j'ai souvent l'impression que je n'ai jamais assez de temps pour écouter). Ecrire c'est également  prendre un temps infini pour aligner des phrases, construire un récit, inventer des personnages, des paysages, des images, un univers. J'ai toujours l'impression de ne pas avoir assez de temps. La principale difficulté de l'activité d'écrire c'est de maîtriser le temps qui file... 
 
 
3) Avez-vous un ou des écrivain(s) préféré(s) ? Si oui, vous arrive-t-il de vous en inspirer ?
 
 
J'ai beaucoup d'écrivains préférés... La liste pourrait être tellement longue qu'elle pourrait ne pas tenir dans le cadre de cette interview... Dans les livres que j'ai publié je cite souvent d'autres livres, ce sont ceux que j'ai aimé. Le Mystère du pont Gustave-Flaubert (un des romans que j'ai publié) est un hommage à Gustave Flaubert. Dans «Ramsès au pays des points-virgules» j'évoque Jules Verne, Boris Vian et les fables de Jean de La Fontaine. Dans «Sansonnets un cygne à l'envers» d'autres écrivains encore m'ont inspiré et je les cite: Baudelaire, Jules Laforgue, Guy de Maupassant, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Dante Aligheri et bien d'autres encore que je ne cite pas mais qui sont présents à mon esprit. Lorsque j'écris j'ai sans doute en tête tous les livres que j'ai aimé, mais aussi tous les sourires amicaux que j'ai reçu. Il y a des conversations avec les vrais amis que l'on oublie jamais. Ces conversations qui jouent un peu le même rôle que les livres que l'on lit.
 
 
4) Quelle est votre devise ?
 
 
J'essaie "d'accomplir quelque chose de possible dans cette chose impossible que nous savons être la vie" (c'est une phrase du japonais Okakura Kakuzo que l'on trouve dans «Le livre du thé»). 
 
 
 
 
5) Parmi " Sansonnets, un cygne à l'envers ", quel est votre ou vos " poème(s) " préféré(s) ? 
 
 
La réponse à cette question est difficile. Si j'ai choisi de publier ces cent sonnets c'est parce-que chacun d'entre eux me plaisait d'une certaine manière. Il m'est donc difficile de choisir entre eux. Il y en a que je trouve plus ou moins réussis. Mais je crois que je les aime tous un peu de la même manière... Et puis selon les jours je peux changer d'avis... Aujourd'hui j'ai envie de vous dire que mes deux sonnets préférés sont "Superbe étrangère" (n°79) et "Ophélie" (n°24) Ce sont deux textes que j'aime lire à voix haute pour sonner les mots, deux textes qui sont nés d'instants vécus, de rencontres et de questions...
 
 

 

Et vous ?

 

Connaissez-vous Pierre Thiry ? Avez-vous déjà entendu parler de ses livres ? Avez-vous déjà participé à ses ateliers d'écriture ? 

 

Pour en savoir plus sur l'auteur, voici son blog,  son site professionnel et sa page facebook.

 

 

 

Creesalie



16/04/2017
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